Histoire

Convention du patrimoine mondial

Ou : World Heritage Convention
L’un des objectifs visés par l‘UNESCO sur le plan culturel est la protection internationale du patrimoine.  Ceci a abouti en novembre 1972 à la 'Convention pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel'. Celle-ci est habituellement appelée 'Convention sur le patrimoine mondial', 'Convention' ou encore 'World Heritage Convention'. Pour ceux qui souhaitent lire la Convention en langue néerlandaise, nous vous renvoyons au Recueil des Traités [néerlandais] (Tractatenblad) du Royaume des Pays-Bas de l’année 1973, n° 155. La ratification de la Convention par l’Assemblée nationale néerlandaise a eu lieu en 1992.

(Photo à droite : Égypte, Abou Simbel)

Pour la rédaction de la Convention, l'UNESCO est parti du principe qu’il existe sur terre un certain nombre de valeurs ou qualités naturelles et culturelles, de portée universelle pour l’humanité et son histoire. La prise de conscience de l’unicité et du caractère irremplaçable de valeurs culturelles et naturelles y joua un rôle primordial. L’un des événements décisifs dans la genèse de la Convention fut la construction du barrage d’Assouan en Égypte, qui causa la perte des temples d’Abou Simbel, vieux de plus de 3000 ans. Ces temples ont littéralement dû céder place au barrage, puisqu’avant le remplissage du lac de retenue, ils ont été démontés, déplacés et remontés. L’Égypte a fait cadeau de certains bâtiments à quelques pays, en guise de remerciement pour leur aide. Ainsi, les Pays-Bas ont reçu un petit temple, exposé au Musée national des Antiquités de Leyde.  

Les pays signataires de la Convention se sont engagés mutuellement à 'identifier, protéger, conserver, rendre accessible et transmettre aux futures générations' le patrimoine se trouvant à l’intérieur de leurs frontières et répondant aux critères. Les États membres ont admis que la protection du patrimoine mondial est une obligation qui incombe à l’ensemble de la communauté internationale. L’application de la 'Convention' revient entièrement aux États eux-mêmes. C’est pourquoi il est fait appel aux dispositifs légaux, financiers et autres permettant aux pays de protéger leur patrimoine. Pour la plupart des pays occidentaux, ceci ne représente pas vraiment de problèmes. Cependant, ils doivent parfois venir en aide aux autres pays. Le Comité du patrimoine mondial peut en outre venir en aide aux pays par le biais du Fonds du patrimoine mondial ou World Heritage Fund. Cette aide est financée par les contributions des États-membres. Par ailleurs, certains pays ont mis à disposition des dons destinés à des projets spécifiques (Fonds-en-dépôt).