La ligne de défense achevée

Lorsque la première guerre mondiale éclata en août 1914, le gouvernement néerlandais maintenait strictement sa politique de neutralité, déjà en vigueur depuis la moitié du XIXème siècle. L'armée néerlandaise fut mobilisée et la ligne d’Amsterdam fut occupée, tout comme les autres lignes de défense. La mise en état de défense de la ligne de 135 km fut une opération de grande envergure, qui devait être effectuée rapidement selon un plan préconçu. Le moment où la ligne de défense devrait être mise à l’épreuve semblait imminent.

Les premiers jours, les militaires mobilisés étaient très occupés à mettre en état de défense les forts à l’aide de main d’œuvre civile. Ainsi, il fallait aménager les avant-postes et couper une partie des arbres et haies des terres extérieures, qui entravaient la visibilité à partir des forts. Pendant ce temps, le personnel chargé de l’inondation préparait les inondations; celles-ci ne seraient exécutées qu’en cas de réelle menace de siège.

Bien que les Pays-Bas ne fussent pas mêlés à la première guerre mondiale, le déroulement de la guerre en Belgique et en France (notamment la prise rapide des forts près d’Anvers) aboutit à de nouvelles conceptions sur les ouvrages défensifs existants.  La nouvelle conduite de la guerre fit que les forts furent considérés comme obsolètes. Ensuite, l’attention militaire porta davantage sur la défense des frontières par l’armée de campagne.  Malgré tout, une importante partie de la ligne de défense resta en état de défense jusqu'en novembre 1918.